Le Républicain

J’ai testé pour vous : un stage dans un journal local, Le Républicain Sud-Gironde.  

Durant 2 mois j’ai suivi le quotidien des journalistes à la rédaction. J’ai pu m’essayer sur le terrain et comprendre les rouages du métier. Avec au minimum un article par semaine, j’ai pu voir de mes propres yeux les enjeux concernant la presse locale.  
Impossible de faire une meilleure entrée en scène. J’ai débarqué lors du bouclage du journal papier, à part le terrain il n’y a pas plus concret. Les sujets fusaient, les 5 journalistes débâtaient, pendant que je notais tout sans rien rater. 
J’entendais les touches des claviers comme si elles étaient devant moi. Les derniers articles sont prêts et le moment que j’attendais arrive, le montage de la Une. Tous les journalistes se rapprochent et chacun défend un article de ses pages. C’est à ce moment-là que ma première mission m’a été donnée. 

Stagiaire au Républicain, je tiens fièrement la Une de l’édition du jeudi 23 mai.  © Sybille ROUSSEAU 

Mes missions  

Je me souviens très bien de cette première mission, trouver une image d’illustration pour un article sur des vols aux Galeries Lafayette de Langon. Je me suis donc rendu sur place, pour prendre plusieurs photos. Tout de suite je me suis dit, “ok ça va être incroyable, en fait mon bureau il est dehors”.  

Pour l’édition papier qui a suivi mon arrivée j’ai pu réaliser 2 articles qui sont aussi parus sur le web. 

Le premier article sur du sport : “24 heures de course non-stop, le défi du stade langonnais”. Et le second sur une manifestation dans les collèges : “Opération collège mort en Sud-Gironde : près de 90% d’élèves absents”. 
Sur ces deux articles le rédacteur en chef m’a laissé tout faire de A à Z, ça m’a mis la pression. Ces premiers pas dans le monde du journalisme m’ont permis d’adopter une organisation que j’ai reproduite pour tous mes autres articles.  

Ensuite j’ai pu enchainer sur plusieurs autres articles, comme “Pierre Goumarre, chef de chœurs et skateur, ouvre un skate-shop près de Langon” ou “Langon. Un loto inédit et solidaire organisé par des jeunes”. Sur ces articles, l’humain est au centre du sujet, c’est d’ailleurs l’ADN du Républicain, ajouter du vivant et personnifier les articles.  
Aussi j’ai pu m’essayer sur les articles d’annonce, moins mouvementés dans la réalisation mais complexes par la précision. “Langon : le salon Maison et Jardin revient ce week-end avec des nouveautés”, “Sud-Gironde : en selle pour la 43e édition de la Classique Lucien Fouchy” ou encore “A Monségur, le festival Les 24h du Swing fait son grand retour avec une 34e édition” 

Les évènements à la rédaction 

En tant que stagiaire je ne me pensais pas légitime à donner mon avis sur des questions éditoriales. Or, la rédaction qui m’a accueilli, à dû à plusieurs reprises se réunir pour débattre. Débats auxquels j’ai pu participer. Cette facette du journalisme que je pensais réservée aux journalistes aguerris, a été pour moi un déclencheur.  
Cela m’a permis de comprendre que tout bouge et que tout est sujet à débat. J’ai réalisé à quel point les mots peuvent devenir des armes. Derrière chaque article il y a des personnes, des gens comme vous et moi. Le plus grand péché pour un journaliste serait d’ignorer l’impact des mots. 

En repensant à tous les événements qui se sont produits lors de mon stage, un se détache des autres. En effet une des leçons que j’ai tiré de cet événement me servira tout au long de ma carrière. Il s’agit de la journée ou l’équipe de rugby du Stade Langonnais a remporté le championnat de France en National 2. Joie et fierté résonnaient dans tout Langon, au journal tout le monde s’active pour relayer l’information et c’est vers 20 heures que notre rédacteur en chef nous informe qu’il vient de raccrocher avec l’entraîneur de l’équipe en question. La nouvelle tombe. L’entraîneur annonce qu’il décide de démissionner à la suite de la victoire de son équipe. Le soir même nous publions l’information, ce qui coupa les festivités et déclancha la colère du club et des supporters ne croyant pas cette idée du départ de cet homme. Le lendemain un communiqué du club sort, nous découvrons que notre journal est visé par l’accusation « friand d’événements polémiques », supprimé quelques heures plus tard par le club.

Etant spectateur de l’événement ce que j’en ai retenu est qu’il faut croiser les sources même en disposant d’une information exclusive. Prendre le temps et vérifier la véracité de nos propos est essentiel avant de publier un article.